Jacqueline et le Haricot Magique est une adaptation de conte qui sortira sous forme de récit long en octobre 2018.  En attendant ce moment, vous pouvez consulter ce journal de bord régulièrement mis à jour !

Journal de bord : kézako ?

Journal de bord de Jacqueline et le Haricot Magique, du 30 octobre 2017 au 30 août 2018

30/08/18

Nouveau test du format choisi pour Jacqueline. Plusieurs choses ne vont pas.

D’abord, il y a le fait que je pensais partir sur un format « conte » : beaucoup de texte, peu d’illustrations. Le problème c’est que ma façon de raconter ne convient pas à ce format une fois transposé sur smartphone : il n’y a pas d’harmonie dans la mise en page, ou alors quand j’harmonise, tout devient trop « plat ». Je me rends compte que ça ne donne pas envie de lire dans les deux cas.

J’ai essayé de m’inspirer d’articles de blog : certains blogs respectent très bien les exigences d’un smartphone et on peut très bien y lire un article très long sans ressentir aucune gêne, grâce à leur mise en page. Je trouve que les images perdent alors leur rôle « d’acteurs du récit » comme dans une BD. Dans un texte illustré, l’image est une pause, une respiration, mais son intérêt est « passif ». Dans une BD, l’image a un vrai rôle à jouer dans la mise en scène.

Je ressens le besoin de garder cet aspect de la BD, où l’image joue un rôle aussi important que le reste, et je me rends compte que mon compromis entre texte illustré et BD ne fonctionne pas. Je veux donner encore plus d’importance à l’image.

Je repars donc de zéro… ou presque, puisque le scénario ne change pas, et le chara-design non plus. En revanche, avant d’attaquer les storyboards, il faut que je fasse une étude de décors. J’ai envie de donner une vraie place aux paysages et aux détails de décor cette fois-ci. Mon récit long précédent (l’Écharpe) n’avait pas été construit dans ce sens-là et dès le début, Paola m’avait fait remarqué que c’était un peu « vide ». Je suis alors partie fourrer mon nez dans les cases de plein d’autres artistes, débutants ou pas, publiés ou pas, pour comprendre dans quel cas et comment le décor pouvait être important. Du coup, évidemment, j’ai envie d’insuffler tout ça dans ce projet « Jacqueline », surtout si je donne de l’importance à l’image.

Conclusion : je recule à nouveau la date de sortie de Jacqueline. Il faut que j’évalue la charge de travail avant de proposer une nouvelle date.

(La bonne nouvelle, c’est que j’ai quand même de quoi vous aider à patienter, on en reparle sur les réseaux sociaux dans les prochains jours ! )

06/08/18

Mes doutes se confirment :

Certains « épisodes » seront à détacher en 2, voire 3 parties pour ne pas être trop condensés.

Je ne sais pas ce que les lecteurs vont en penser, mais on verra bien au moment des premiers essais. Après tout, chaque récit long ayant son propre concept, à chaque fois ce sont de nouveaux doutes et essais, fructueux ou non, qui apparaissent…

05/08/18

Je me heurte à deux nouveaux problèmes :

Le premier, la canicule.

Un ordi, ça dégage beaucoup de chaleur. Je n’en peux plus, adieu donc logiciels de création digitale, prototypes web basés sur storyboards pour calibrer les éléments dynamiques, et tout ce qui se fait sur machine.

A la place, je décide d’avancer sur l’ensemble des storyboards pour avoir une vision d’ensemble plus poussée, ce que je peux faire sur papier et dans n’importe quel endroit plus frais que ce maudit bureau.

 

Le second, l’exposition.

Dans un récit, la partie « exposition » (définition du contexte, de l’univers, et de ses règles) est importante. Elle peut être intégrée à l’action, ou présentée en introduction.

Plus le monde sera particulier et imaginaire, et plus son influence sur l’histoire sera importante, et plus il est logique de passer du temps sur l’exposition en intro. Et plus l’action prend du temps à venir.

Dans mon cas, l’action, c’est le moment où les lecteurs vont prendre leur décision. Normalement, ils devaient voter pour une action à la fin de chaque épisode, or là, je dois tout revoir et dissocier « l’épisode 0 » en plusieurs, car sinon il sera trop long. Les actions des lecteurs interviendront plus tard. J’espère que le début sera suffisamment intéressant pour maintenir leur attention jusqu’aux premières interactions.

31/07/18

Le storyboard de l’épisode 0 est fini, les suivants commencés, mais j’ai revu mon planning pour d’abord faire un « prototype » des mécanismes d’interaction avant de finaliser les dessins. Comme ça, s’il y a quelque chose à revoir, ce sera plus facile. Les jours suivants, je vais donc travailler sur ce prototype ! En attendant, un bout de storyboard pour patienter :

Planning de réalisation du prochain récit

30/07/18

Entre deux storyboards, et pour les besoins du scénario, je fais évoluer le design de Jacqueline. Je vous montrerai bientôt une version aboutie !  Son caractère a un peu évolué, et j’envisage de donner une caractéristique particulière à ses yeux.

24/07/18

Il est temps de passer aux choses sérieuses !

Et pour ça, je me suis fait un petit planning.

Planning de réalisation du prochain récit

13/07/18

Le concept d’interactions est bouclé !

Si vous vous demandez à quoi ça ressemble, c’est une sorte de cahier des charges qui explique :

  • d’une part les interactions avec le lecteur (exemple : vote en fin d’épisode qui a une conséquence sur la parution de l’épisode suivant)
  • d’autre part les interactions “techniques” (animations, ou interactions demandant de développer en javascript par exemple)

Je vais pouvoir passer à la suite !

6/07/18

J’ai fini mon scénario ! Il manque encore des détails mais je verrai ça à l’étape suivante : j’aime bien faire des storyboards très spontanés, et pour ça, un scénario un peu vague, c’est mieux.

1/07/18

Mes fiches de personnages sont faites ! Il ne manque que leur chara-design.

Il y a quelques personnages secondaires dont j’ai dû travailler le comportement et la psychologie, plus que d’habitude. Il fallait qu’ils soient vraiment “vivants”, vous comprendrez bientôt pourquoi.

15/06/18

Au fait !  Je vous partage un premier essai du chara-design de Jacqueline.

Chara-design de l'héroïne du conte illustré

8/06/18

Allez savoir pourquoi, je ne doute du scénario que j’ai rédigé que maintenant. Je m’éloigne beaucoup du scénario d’origine. Est-ce bien, mal ? Jusqu’où peut-on considérer qu’une histoire est une déclinaison d’une autre ?

Je me suis beaucoup renseignée sur Jack et le Haricot magique. C’est un conte qui a beaucoup évolué depuis sa toute première version.

Je pense qu’il faut que je suive mon instinct, et mon instinct me dit qu’il y a encore des choses à améliorer.

22/05/18

Ça faisait un moment que je travaillais sur le scenario et le concept sans trop avancer. Mais aujourd’hui, c’est en train de changer ! J’ai eu une idée qui va me permettre de passer plusieurs points bloquants :

  • comment donner un pouvoir de décision au public tout en gardant une fin pas forcément prévisible ?
  • comment faire en sorte que le lecteur soit vraiment immergé et impliqué ?

Il me reste encore des détails à régler mais je me sens beaucoup plus en confiance avec ce nouveau concept qu’avec mon ancien arbre des possibles !

10/4/18

Au moins j’ai pris une décision : l’époque de l’histoire sera le futur, pour me laisser un maximum de possibilités.

3/3/18

Le temps passe et je n’avance pas. Je m’embourbe dans mon propre scénario.

10/12/17

Je me sens bloquée dans mon arbre des possibles. Je me demande si ce concept n’est pas un peu archaïque. Et puis c’est dur à appliquer à un conte déjà existant. A quel point ai-je le droit de m’écarter de celui d’origine ? Comment proposer des péripéties et des fins inédites tout en faisant en sorte que les gens ne choisissent pas exprès ou inconsciemment

  • les décisions qui mènent à la fin classique
  • les décisions qui mènent à l’opposé de la fin classique

sans vraiment s’impliquer dans le choix ?

Il y a sûrement un moyen, mais pour l’instant, je ne vois pas du tout.

20/11/17

Je travaille actuellement sur le scénario et le “concept d’interaction” de Jacqueline et le Haricot Magique. J’ai opté pour le moment pour un simple “arbre des possibles” : à la fin de chaque épisode, vous déciderez pour Jacqueline si elle doit faire le choix A ou le choix B.

(schéma de l’arbre)

Sur une base de 6 épisodes, ça me mène à imaginer 32 fins différentes. Ça fait beaucoup, mais ça peut être marrant.

3/11/17

Vous avez choisi, et je suis totalement satisfaite du vote !

Schéma du vote concernant le conte

Je vais donc changer le sexe du héros et l’époque de l’histoire.

Enfin, le conte revisité sera “Jack et le Haricot Magique !

30/10/17

ça y est, je commence à travailler sur le prochain projet de récit long ! Ce sera un conte revisité dont jusqu’ici j’ai tu le nom. J’ai décidé de vous laisser choisir sur facebook ce que je changerai par rapport au conte d’origine :

  • l’âge du héros (enfant)
  • Le sexe du héros (masculin)
  • le lieu de l’histoire ( Angleterre)
  • l’époque de l’histoire (XIXe siècle)

J’ai hâte de connaître votre choix !

A quoi sert le journal de bord d’un récit ?

Les récits longs sont des projets qui prennent du temps. Je travaille dessus pendant plusieurs mois, voire plusieurs années pour la plupart. Quand j’estime qu’un récit long a suffisamment pris forme, je m’établis un planning de création et je vous communique une date de sortie. Mais en général, un an a le temps de s’écouler entre le moment où je peux annoncer la sortie et la date de sortie en question. A mon échelle, c’est facile de voir que le projet avance et l’ampleur du travail fourni, mais je sais que ce n’est pas votre cas, et ça peut être très frustrant d’attendre ainsi, à l’aveugle.

Le journal de bord est fait pour ça. A chaque fois que j’ai quelque chose à communiquer (une modification du scénario, une étape commencée ou finie, une difficulté…) Je vous en parle ici. Comme ça, vous n’avez pas l’impression de rien ne se passe au Café !

Et puis c’était une de mes résolutions de 2018 : plus communiquer avec vous sur l’envers du décor…

Sommaire du journal de bord