Chers lecteurs, visiteurs et autres contributeurs,

Ce n’est pas facile pour moi de vous écrire ce message. Je ne suis pas très sentimentale, et je ne sais pas trop comment on fait.

Coeur avec les mains devant un coucher de soleil

Depuis petite, j’avais un rêve que je n’arrivais pas à exprimer correctement : était-ce d’écrire un livre ? Dessiner des choses imaginaires ? Inventer des trucs ? Aujourd’hui, je comprends bien mieux de quoi il s’agissait : créer des mondes et des personnages fictifs afin de les partager avec vous.
Dans sa trilogie « Le Cycle des Dieux » [ATTENTION JE VAIS SPOILER], Bernard Werber laisse entendre que le dieu suprême des personnages d’un livre, c’est le lecteur [FIN DE SPOIL]. Je n’ai jamais été d’accord avec ça. Pour moi, le dieu suprême, c’était l’écrivain. J’avais tendance à oublier quelque chose d’important : sans lecteur, l’histoire n’a aucune portée. Elle existe, certes, mais pour une seule personne. On ne peut pas en parler avec les autres comme on le ferait d’un personnage que tout le monde connaît. Vous rendez-vous compte que des noms comme Harry Potter et Katniss Everdeen sont connus de tous, alors que ces protagonistes n’existent que de façon fictive ? Si je parle de la cicatrice de Harry, tout le monde peut se la représenter, tout le monde sait à quoi elle ressemble, comme s’il s’agissait d’une chose concrète. Au final, Bernard Werber n’avait pas tort. Le narrateur crée le personnage, mais c’est dans la tête du lecteur qu’il prend vie.

Logo du Café avec un coeur

Cela signifie qu’à travers les personnages que je vous propose et l’univers dans lequel je les projette, vous et moi développons ensemble une sorte de relation par écrans interposés. Nous partageons un monde qui possède autant de nuances qu’il n’y a de personnes pour l’imaginer à travers la découverte ou l’écriture des récits.
Je trouve ça si beau, si fort ! Ok, ok, je m’emporte un peu trop. Mais c’est vrai que ça me fascine.

C’est pourquoi j’adore parler et débattre avec vous. Certains m’ont confié qu’ils détestaient Mathieu « parce qu’il passe son temps à faire la gueule », d’autres au contraire éprouvaient de l’empathie pour lui. Dans l’un ou l’autre des cas, j’étais toujours extrêmement heureuse d’en parler avec vous et extrêmement frustrée de devoir faire attention à ne pas vous révéler le contenu des épisodes à venir.
Assez divagué ! En fait, ce que je voulais vous dire c’est que vous comptez pour moi. Chaque question, chaque débat, chaque conversation me fait chaud au cœur parce que c’est ensemble que nous créons ces mondes et ces personnages fictifs… Et moi, j’aime vraiment ça.

En fait… Je vous aime.

Mathieu et Sarah disent qu'ils aiment leurs lecteurs