La Japan Touch de Lyon.
Des dizaines de milliers de visiteurs en train de faire la queue en attendant l’ouverture de la convention.
Et nous, en train de finir de monter notre stand… Fébriles ? Excités ? Anxieux ? Fatigués ? Un bon gros mélange de tout ça.

En Novembre 2021, j’ai participé à ma première grosse convention en tant qu’exposant. C’est avec Kiri, Yuurei & Ko, Teaspoon, BubbleButt et Kerunn que que nous avons monté le stand des Paillettes sur la Japan Touch de Lyon. (Toutes les infos sur les copains sont en fin d’article !)

Dans le dernier article, je vous ai beaucoup parlé de la préparation… Aujourd’hui, voyons ce qu’il s’est passé le jour J.

Démarrage de la convention, et déjà fatigué

Je suis arrivé sur Lyon la veille de la convention. Il était déjà très tard. A ce stade, j’avais déjà enchaîné les erreurs. Quand on manque d’expérience, que voulez-vous…

Pour commencer, j’ai fait une nuit blanche la veille. Comme je disais dans l’article précédent, changer de stratégie plusieurs fois m’a fait perdre du temps sur le reste de mon planning, or je tenais absolument à sortir un épisode juste avant la convention.

Il y avait une stratégie importante derrière cette idée : lorsqu’on sort un épisode, on a un pic de visibilité de quelques heures. En sortant mon épisode la veille de la convention, je pouvais enchainer le pic de visibilité de la plateforme webtoon et celui des visiteurs de la convention qui iraient voir ma série. En gros, je pensais pouvoir booster mes stats d’un coup et plus longtemps que d’habitude.
Mais pour terminer mon épisode avant le départ, j’ai fait une nuit blanche. Sachant qu’après cette nuit blanche il me fallait conduire jusqu’à Lyon (compter 5 à 6 heures)…

Évidemment, avec le stress, le fait de devoir s’habituer à un endroit inconnu pour dormir, et de partager cet espace avec d’autres personnes, j’ai mal dormi la veille de la convention.

Je suis donc arrivé le jour J avec un énorme cumul de fatigue. Erreur capitale.

Montage du stand des Paillettes

Nous étions deux voitures pour transporter la totalité des affaires – et nos carcasses d’exposants avec.
Avec la fatigue accumulée, évidemment, je me suis perdu sur le chemin de la Japan Touch. Les deux matins de la convention.
Nous avons donc perdu un temps précieux de montage de stand.

Il y a donc plein de choses que je n’ai pas pu disposer comme je le souhaitais, dans la panique.
Heureusement, nous avons tous maintenu une atmosphère coopérative sur notre stand. Nous nous sommes beaucoup entraidés, et dans un moment pareil où tout le monde est stressé, c’est une très bonne chose. Je pense que ça nous a permis de tenir le coup.

Notre stand était situé un peu après l’entrée , et juste en face des toilettes. Une place stratégique intéressante à la fois pour les visiteurs, qui avaient de grandes chances de passer près de nous, et pour nous, qui n’avions que quelques mètres à faire en cas d’envie pressante.

La bannière de notre stand, réalisée par Kerunn !

Deux journées très intenses

Exposer en convention, c’est très intense. Il faut vraiment penser à optimiser ses ressources : temps, énergie, capacité à communiquer.

On a déjà bien abordé la question du temps.

Pour ce qui est de l’énergie, j’ai fait quelques erreurs là aussi. J’avais en effet minimisé l’importance de l’alimentation et de l’hydratation. J’avais prévu de quoi : des barres de céréales, des compotes en gourde, des bouteilles d’eau. Comme nous étions encore en période de COVID, je me suis efforcé de me limiter à des choses faciles à manger sans être touchées avec les doigts.
Cependant, avec la concentration, j’ai énormément limiter la consommation de nourriture. Je ne me rendais pas compte de ma faim et de ma soif. Je me suis sous-alimenté pendant deux jours. Et encore : mes copains de stand m’ont fait manger et boire (merci à eux).

Enfin, la communication. Etant introverti, mon temps d’échange avec les autres sans éprouver d’inconfort est limité.
C’est une problématique que je gère très bien dans ma double vie, quand je travaille en entreprise. J’ai appris à me ménager des instants stratégiques pour me ressourcer. Chose que j’ai complètement oublié de faire pendant ces deux jours !

Quand on est en convention, il faut profiter des temps morts pour se recharger en énergie, et se délester de la pression. C’est pour ça qu’il faut arriver tôt, savoir repérer les temps morts de la journée pour faire une pause, quitter son stand et marcher un peu. On revient plus efficace et plus fort après.

Le stand des Paillettes

L’après-convention : quand la pression retombe

J’étais crevé.
T’es pas surpris, hein?

A l’instant où la journée s’est terminée (surtout le premier soir), j’ai commencé à ressentir une migraine intense. Hé oui, j’avais surestimé mon endurance physique et psychologique, et gérer mes ressources n’importe comment ! Grave erreur.

Ce qui est dommage, c’est que les soirées de conventions regorgent de moments extraordinaires. Normalement, c’est l’étape où tu discutes avec les autres exposants ; parfois, vous partez dîner ensemble, voire boire un coup. C’est le moment où tu peux échanger avec les autres, profiter de leur expérience, ou juste rencontrer des gens extraordinaires.
Moi, j’ai raté tout ça parce que j’ai passé la soirée, cloué au lit.

Ne sous-estime pas le potentiel de l’après convention.
Bien sûr, il en va de même pour le retour de convention : arrivé chez soi, il faut du temps pour débriefer à chaud, faire les comptes, l’inventaire et le bilan de tout ça. Une fois fait, prévoir un ou deux bons gros jours de pause léthargique ne fait pas de mal.

En résumé : j’ai passé un très bon moment et appris plein de choses ! Mais j’espère faire mieux pour la prochaine (et me faire une bonne bouffe avec les copains !).

Les artistes du stand des Paillettes

Kiri : Créatrice du webtoon édité par Naver “Mon voeu le plus sincère”. A lire absolument si vous aimez les vannes et les tronches foireuses délicatement saupoudrées d’émotions. Allez, venez, on est bien, et la saison deux sort bientôt en plus !

Grand passionné de Pokemons et assistant de Kiri sur son webtoon, Yuurei est surtout le créateur du weboon « Le Musicien et le Yokai ». Une pépite fantastique et mystérieuse à lire si vous êtes en quête d’émotion et d’évasion.

Ne vous fiez pas à son pseudo malicieux, le webtoon de Teaspoon « Poena Cinis » est un univers de Dark Fantasy dans une patte graphique réaliste. C’est hypnotisant.  L’univers se met doucement en place et promet de tout emporter sur son passage, les lecteurs avec.

Le mot de Teaspoon sur cette convention : « Voir les ventes de tout le monde se faire petit à petit dans la journée, et qu’à travers le stress et l’angoisse de ne pas avoir de monde, on s’encourageait. Entre des pleurs de fatigue et de joie et un mélodica fougueux, la passion était présente et c’est pour ça que j’en tire avant tout une bonne expérience. « 

Bubblebut : Créatrice webtoon canvas (Les Clés de Grimm) mais aussi éditée par Naver depuis peu avec sa série CandleKeeper ! Spécialiste de la revisite de conte et d’univers poétiques absolument délicieux.

Kerunn forme un duo totalement déjanté avec sa chère BubbleButt. Il est à l’humour ce qu’elle est à la poésie. Ensemble, ils préparent sûrement un terrible plan pour conquérir le monde. Accessoirement, il est aussi l’auteur de l’hilarant « Ectomuscle », publié chez Naver.

Mokoya : Je suis l’auteur derrière ce blog (coucou), mais je suis aussi la personne qui crée le webtoon « Omun » ! J’aime me lancer dans des choses qui me semblent à peine faisables et essayer de les concrétiser.

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